samedi 10 septembre 2016

Datura

Cet été, j'ai donc réalisé des modèles qui ont fait craquer toute la blogosphère depuis des lustres. Je suis à mon rythme, un bon train derrière. Je n'aime pas trop faire un patron sans en avoir réellement besoin. Je marche à l'envie, et à l'occasion qui se présente, alors ça prend parfois beaucoup de temps. Cette fois-ci, c'est Datura de Deer & Doe. 


J'aimais beaucoup le modèle, estival et confortable. Partant faire des randos pour nos vacances, je voulais réaliser quelques petits hauts pour ne pas avoir à porter de débardeur en jersey. Je sais que ce sont le genre de vacances dont on garde les photos pendant toute sa vie, aussi, je n'avais pas envie d'un  total look "à la" Décathlon. Vous voyez ce que je veux dire? Le look "trekking" n'est pas toujours esthétique. Pratique, toujours. Mais l'esthétisme... 

Donc j'ai fait cette Datura dans un tissu qui traine dans mon armoire depuis très longtemps. C'est officiellement un tissu "wax" africain. Ce qui me faisait penser à la nature sauvage, au grand air, au soleil, à la sécheresse. Donc parfait pour ces vacances. 

Manquant de temps, j'ai omis les détails qui lui donnent du charme. Elle est simple et efficace. 


Taille: 36, taille parfaitement normale
Tissu: wax acheté à Bézier
Modifications: simplification du dos


L'avantage non négligeable, c'est qu'il est assez ample pour qu'on se sente à l'aise, même en randonnée. Et qu'il n'est pas bouffant comme tant de patrons, on n'a l'air ni enceinte, ni à moitié nue si le vent souffle. 



Franchement, Décathlon pourrait se mettre à vendre des Daturas. J'en ferai certainement d'autres (dans ma to-do list longue comme la Seine) dans un tissu plus neutre. 

A bientôt!

jeudi 8 septembre 2016

Charlotte

 Cet été, j'ai aussi cousu pour moi. Il y a eu l'essai de la jupe Charlotte de République du Chiffon. 

Je dois dire que j'ai mis longtemps avant d'acheter un patron de cette marque. J'ai vu trop de nouvelles marques se lancer que je ne saute plus dessus dès le lancement. Je suis une blasée de la couture, il faut croire. 

Bref, j'aimais quand même beaucoup la forme de cette jupe, qui en plus d'habitude convient à ma silhouette.

Ayant lu beaucoup de rapports alarmants sur la taille du patron, j'ai choisi de prendre un tissu que je ne regretterai pas. Et de faire une taille au dessus de mes habitudes vestimentaires. 


Cette jupe ayant un esthétisme assez strict, il faut éviter les couleurs trop ... Strictes. Donc j'ai pris rouge feu. Je voulais absolument me faire un petit haut en vichy marine. Pas eu le temps, mais avec un Ts marin, ça va très bien aussi.

Patron: Charlotte de République du Chiffon
Taille: 38 pour un 36 habituel. Taille petit. 
Tissu utilisé: sergé rouge, qui déteint beaucoup trop. Qualité moyenne. A refaire avec un bon tissu sergé.
Modifications: un ou deux centimètres gagnés au dos, pour l'aisance



J'avais pris la taille 38, alors que je suis plutôt en dessous dans le commerce. J'ai élargi un peu la jupe au dos, au niveau de la couture et du zip car elle était un peu juste. Dans l'idéal, la prochaine sera un peu plus arrondie dans le bas, au dos. Ou alors faire la taille 40, car la jupe remontait un brin.


A bientôt!

lundi 5 septembre 2016

Petites cousettes en vrac

Sans mise en formes, car la rentrée est bien chargée, je vous mets en vrac les cousettes accessoires de l'été:

-un sac tout simple pour aller à la piscine. Tissu ikea. Une serviette, un maillot et un livre. Rien de plus... Ah si, la carte du club!


-Une pochette à cartes cadeau. Si en France on croule sous les cartes de fidélité, ici pas trop. On donne notre numéro de téléphone tout simplement. Par contre, offrir ou s'acheter des cartes cadeaux est courant. Et il faut les ranger. Tuto venant de C bien fée.



-Une pochette d'artiste. Mon petit Pierrot a montré un talent pour le dessin. Non qu'il dessine formidablement bien, mais il s'y applique formidablement beaucoup, ce qui est un exploit compte-tenu du phénomène. Pour l'encourager, et dans la projection du voyage que nous allions faire, je lui ai cousu cette valisette. J'ai regardé des modèles sur Pinterest, puis je me suis lancé dans le mien. Avec ce petit carnet venant de chez Daiso, j'ai fait dans le sur-mesure. Gommes, feutres, crayons, crayons de couleur... Tout rentre. Le taille crayon, par contre... j'aurais dû prévoir!








-Un sac tissu, pour moi, très simple. J'ai constaté qu'ici, les femmes portaient peu leurs sacs à main. Elles cachent leur carte de crédit et leur permis de conduire (même format) dans leurs téléphones portables. Clés (de voiture) en main (pas besoin pour la maison, la voiture a la télécommande qui ouvre la porte du garage), elles n'ont jamais de sac, encore moins en cuir. Après avoir passé de longs mois à être la seule qui allait à l'école avec son sac en cuir, je me suis résignée à ne prendre qu'un trop bag. Simple, utile avec plein de poches cousues à l'intérieur. Et un motif Urban Threads en broderie pour égayer le tout.  



-J'ai brodé quelques Ts aussi, avec une nouvelle collection d'Urban Threads vraiment mimi.




-Pour économiser quelques sous, j'ai cousu un chapeau pour Pierre. A la base, il était pour Raphaël. Mais la taille L adulte est trop petite pour lui. Elle est juste pour Pierre également, mais au moins le chapeau ne s'envole pas. Je me suis résignée pour les deux autres, j'ai acheté des chapeaux XXL, pour tête de méga maousse costauds. Ils ont déjà la grosse tête, mes petits (pas moi, je fais 56 cm de PC). J'ai même fait une petite protection pour le cou après les photos. Ce chapeau est parti en vacances en Utah. Je crains qu'il y ait été perdu, car on ne l'a plus retrouvé après le 6 ème jour. J'espère qu'il aura trouvé un nouveau propriétaire, quelque part... 





- Deux sacoches pour tablette. Nos vacances nous amenaient à faire 13 heures de route à l'aller, seulement 11 h au retour. Et la nouvelle voiture que nous avons acheté, d'occas, n'avait pas de lecteur DVD. Nous avons vu que l'installation d'un lecteur DVD était horriblement chère. Par contre, deux tablettes amazon spéciales KIDS étaient à portée de budget (et mieux pour eux que des modèles de la pomme). En regardant pour les accessoires (housse de transport, attache pour la voiture), j'ai vu que la facture s'alourdissait (20$ pièce, ce qui faisait 80$). J'ai donc voulu essayer de faire moi-même, et moins cher. Je me suis cassé le nez sur quoi faire, comment faire. Ne me demandez pas un tuto, ce serait beaucoup trop compliqué. J'ai voulu faire un travail soigné au niveau des coutures, me forçant à faire passer l'aiguille dans des endroits inaccessibles. Puis, il a fallu retravailler les anses. Au départ, j'avais réalisé une bandoulière. Mais c'était beaucoup, beaucoup trop grand. Donc j'ai décousu les anses pour y inclure des mousquetons. Ce système permet d'accrocher la housse en voiture de différentes façons. 






Hélas, mes deux têtes de biques n'en ont rien fait. Le soleil faisait des reflets sur la vitre, ils ont préféré s'en passer. Tout ce travail pour presque rien. Depuis notre retour, les tablettes sont rangées, ils ont eu leur quota pour le mois. Elles resserviront plus tard pour lire: c'est un kindle, après tout. 

Dans les restes d'un échec de housse pour tablette, j'ai fait une trousse. Que ma fille a piqué illico presto. 


Pour le reste, ce fut de l'habillement, et ça fera l'objet d'un autre billet.

A bientôt!

vendredi 2 septembre 2016

La pâte à pizza

Je vous avais déjà parlé de ma recette de pain blanc. Croyez le ou non, mais je n'achète plus de pain du commerce. Sauf cas exceptionnel. Mais depuis cet hiver, j'ai acheté exactement 2 fois du pain de supermarché (puisque la boulangerie n'existe pas ici). Et les deux fois, les enfants s'en sont plaint. 



C'est donc une affaire qui roule. D'autant plus que je me suis offert un livre qui regroupe les variations de cette recette. The New Artisan Bread de Jeff Herzberg et Zoe François. Malheureusement, ce livre n'est pas traduit en français. 

Avec ce livre, j'ai découvert qu'on pouvait ne faire lever la pâte que 2 petites heures, au lieu de toute une nuit. Alors si vous reprenez la recette que je vous ai donné, il suffit de chauffer un petit peu l'eau (30 secondes au micro-ondes, eau sortant du robinet). Il conseille aussi de changer la bread flour pour de la all purpose flour. Après de longues recherches cet hiver, la all purpose flour américaine correspond à la farine T55 française. Donc, ça ne change pas beaucoup pour vous. La bread flour américaine est plus "lourde" que la française. Pour cuisiner de la pâtisserie, je prends désormais de la "cake flour", plus légère et proche de la T45.

On ne dégaze pas la pâte après la première levée, et on la met à cuire presque tout de suite. On gagne encore une heure, donc. 

La pâte peut également être réfrigérée, congelée. Et comme le pain, une fois cuit, se congèle très bien également, il est très facile de s'organiser pour avoir une baguette pas loin, tout le temps. 

***

Dans ce livre, il y a donc les déclinaisons. Et l'une d'entre elle, c'est la pâte à pizza. Je changeais souvent de recette avant, ne trouvant jamais la recette rapide et facile à faire. 


La vraie pâte à pizza italienne n'a ni sucre, ni levure, ni huile. Mais la farine est assez spécifique, et le temps de repos est d'environ 8h. Soyons honnête, elle est dure à faire, ou dure à étaler. Avec cette recette, le principe est le même: on met de l'eau tiède, de la levure, et le gluten se forme tout seul en deux heures. Si jamais votre maison est un peu fraîche, ce temps peut être rallongé un peu. Mais pas tant que ça. 

Voici donc les ingrédients, qui font deux larges pizzas. 

460 grammes de farine all purpose. Donc, T55 environ en France.
25 g d'huile d'olive
1/2 cuillère à soupe de sucre 
1/2 cuillère à soupe de levure boulangère (s'il fait bien chaud chez vous, 1 cuillère à café suffit)
1/2 cuillère à soupe de sel
22 cl d'eau tiède 


Dans un grand bol, mélangez tous les ingrédients à la spatule (ou plus merveilleux encore, le fouet danois). Couvrez. 

2 heures plus tard, environ, sur un plan de travail très fariné, ou sur une feuille de papier cuisson, versez la moitié de la pâte. Ca doit être presque liquide, il faut donc mettre BEAUCOUP de farine. N'hésitez pas. Ensuite, étalez la pâte à la main, ou avec un rouleau à pâtisserie. Je préfère le papier cuisson qui permet de faire glisser facilement la pizza garnie dans le four ensuite. 

Et on recommence pour l'autre moitié de pâte restée dans le bol. On garnit ses pizzas, selon ses goûts. On met à four très chaud (240°C au moins). Et on déguste! 


Cette recette est aussi très bien pour réaliser des fougasses, des foccacias... Réalisées ici pour le 14 Juillet que nous avions essayé de fêter (juste au moment où on apprenait l'attentat de Nice). Olives, oignon-lardon, tomates séchées... Si vous avez d'autres idées de fougasse, je veux bien les connaître. Je viens du Nord, ma culture est limitée.


 Pour que le repas soit un peu moins déséquilibré, je met des tonnes de légumes dessus. J'ai trouvé qu'en passant au micro-ondes mes légumes, une minute ou deux, avant de les mettre sur la pizza, ils étaient assez cuits pour plaire aux enfants. Courgettes, poivrons, oignons, et champignons sont donc précuits. Parfois, je fais des mini boules de pizza, que les enfants étalent eux-même, et garnissent eux-même. Mais jamais, ô grand jamais, je ne les laisse mettre du cheddar râpé dessus. 

lundi 29 août 2016

10 ans

(Oupsy, j'ai oublié de cliquer sur "publier". Alors avec un peu de retard... )

Hier, ma fille a soufflé ses dix bougies.


Punaise, 10 ans...

Ca fiche une claque. En plus elle a sauté une classe, elle veut aller encore plus vite que le temps. Heureusement, si en France elle rentrait au collège à la prochaine rentrée (et dans la plupart des écoles US aussi), dans notre ville, ils ont décidé de mettre les 6th graders (équivalent de la sixième)... à l'école primaire. Je la garde donc encore un peu dans l'enfance. Un peu. L'an prochain sera le grand bond. Mais les sautes d'humeur, les réponses agressives sont déjà là. Ah, l'ado... C'est le truc qu'on vous répond lorsque vous parlez des problèmes de vos bébés. "Oui mais tu verras, quand ils seront ados..."

Alors ca fait depuis qu'elle est bébé que j'y pense, à la future ado. On m'avait dit qu'elle n'aurait plus de problèmes de santé d'ici à l'adolescence (elle a été souvent hospitalisée pour une immaturité nerveuse qui devrait mûrir très lentement). Sauf que non seulement, les petits problèmes de santé sont toujours là, et en plus, je dois complètement mettre à jour l'image de l'ado que j'avais. 

Pour moi, l'ado est français. A 16 ans il peut boire une bière en famille, à 18 ans il passe son bac, puis son permis. Il s'inscrit en prépa, ou à l'université. Pas trop loin, à Paris. Sauf si une vocation l'entraîne plus jeune vers une voie spécifique. Oui oui, il y a les échecs scolaire aussi, dont je fais partie, mais dans ses rêves on y pense pas. Je l'imaginais faire du baby sitting, étudier la philo en terminale, et découvrir un jour qu'Alain Souchon, c'était bien à l'époque. 

Mais voilà. Nous sommes partis vivre aux USA. Et pour toujours... donc tout change. 

J'avais une enfant française. Et j'aurais une ado américaine. Qui me parle déjà du job qu'elle veut faire, à 16 ans. Chez Target, pour avoir une remise employé. Et de la voiture qu'elle nous piquera, pour aller chez In-n-out avec ses copines. Elle partira après sa graduation, qui sera fêtée en (trop) grande pompe dans un college en Californie, mais puisque c'est aussi grand en longueur que la France, autant dire que ce sera forcément loin. 3 ans après son départ, elle aura le droit de boire une bière. Cherchez l'erreur... et l'apéro entre copains? Elle fumera certainement pas, ce qui est bien, car les ados fumeurs sont considérés comme des losers par tous leurs camarades, ce qui n'est pas bien. Elle n'ira pas acheter un ticket de "morpion" avec sa meilleure amie, pour voir si elle gagne 5€, car ici c'est interdit. Mais elle pourra, avec l'argent dûment gagné chez Target, acheter un gun. Elle n'apprendra pas beaucoup l'histoire des autres continents, et ça permettra peut-être d'oublier que les guerres n'ont jamais rien réglé, et qu'un gun pour se défendre, c'est tout à fait logique. Il est potentiel qu'elle vive les 8 prochaines années en ayant Donald Trump comme président.
Elle aura un accent quand elle parlera français, et ça me fera mal. Je crois que j'ai la culture française indécrottable, en fait, et je suis déjà nostalgique. 

La vie est confortable ici. Il y avait des choses que je n'aimais pas en France. Il y en a aussi ici que je n'aime pas. L'herbe n'est pas plus verte chez le voisin. Elle est juste d'une autre nuance de vert. Les ados français affrontent un monde aussi dangereux que les ados américains. C'est vraiment MOI qui doit changer l'image que j'ai de mon enfant. Elle est libre d'être ce qu'elle voudra, je ne peux que l'aider dans sa quête. Qui sait, elle nous réservera peut-être encore des surprises. 


Mais dans mes angoisses grandissantes, j'ai cherché une sortie. La sortie, c'était le retour aux sources. Les traditions face à un monde inconnu qui nous fait peur. Alors au début des vacances, j'ai pris de l'avance sur son anniversaire, et nous sommes allés choisir une machine à coudre. Je lui ai offert avant son anniversaire donc, me disant qu'il n'y avait rien de mieux que les vacances pour apprendre. Nous avons fait des coussins, des jupes. J'ai même déjà préparé un billet pour que vous puissiez le montrer à votre (pré) ado aussi, pour qu'elle démarre la couture. 

Et pour le jour de son anniversaire, sa petite fête, elle a invité 4 copines. 3 étaient libres pour venir. Nous avons fait un tote bag ensemble. J'avais prévu 3 heures pour le tout (gâteau et couture). J'avais préparé les anses pour les sacs, et Gabrielle avait préparé les broderies. Car oui, je lui ai appris à enfiler les bobines, donc j'ai de l'aide. 

J'ai aussi, durant les vacances, commencé à lui apprendre à cuisiner. En la laissant faire des erreurs, et en n'intervenant pas. A son âge, je savais déjà faire des gâteaux. Je ne savais pas coudre, par contre... mais ma mère avait tenté de m'enseigner le tricot, sans succès. 



Donc la petite fête a eu lieu, elle était heureuse et ses amies aussi. Toutes ont une machine, venant de leurs mamans qui coud un peu, ou pas du tout. Mais la plupart apprennent avec leurs grands-mères. Les traditions, je vous dis! A l'époque, on apprenait pas vraiment à son enfant à coudre. On apprenait quand on avait besoin, comme j'ai fait quand j'ai eu mon premier bébé, il y a 10 ans. Ma mère m'a donné une machine à coudre, et je me suis lancé. Mais ici, la génération des adultes ne coud quasiment pas, et ne cuisine quasiment pas non plus. Les hommes bricolent encore, par contre. Les vêtements jersey sont partout, et pas très chers selon les marques, alors pourquoi coudre? Le prix des plats industriels est presque moins cher que d'acheter les ingrédients bruts pour les faire. Alors cuisiner est devenu un hobby. Dans un monde où les mamans doivent être présentes à la sortie d'école à 14h20, où il faut emmener les enfants aux entraînements de sport deux fois par semaine, plus les matchs de week-end (et oui, on doit rester du début à la fin de l'entraînement près de l'enfant), où il faut faire des anniversaires pour 10 à 20 enfants en moyenne, si possible dans un lieu intéressant, et qui coûte cher. Avec un gâteau à la crème gigantesque aux couleurs qui crient, même dans le noir. 

Ces mamans ont une vie pas simple et manquent de temps, et maintenant, j'ai la même (entraînements de soccer prévus à la rentrée). 

Mais j'ai décidé, si possible, de mélanger les deux vies. Française ET américaine. Donc un gâteau aux couleurs criardes, oui. Mais petit! Une fête d'anniversaire, oui, mais calme et en nombre réduit. Un truc intéressant à faire, oui, mais pas dans une structure où on me demandera 150$ (minimum, et sans le gâteau). Je n'ai rien acheté, la déco et les assiettes viennent des accumulations des autres anniversaires. Dans ce nouveau monde consumériste, où on achète tout, je suis en overdose. J'ai envie de ne rien acheter, de faire, ou de m'en passer. 




Elle était heureuse de son anniversaire "à la française". Une nouvelle décennie s'annonce, la plus dure pour elle, qui va affronter le monde petit à petit.

vendredi 26 août 2016

Paris en Sac

Je suis complètement à l'ouest en ce moment. J'ai passé un été très long: 10 semaines de vacances pour les enfants... ce qui veut dire 10 semaines d'enfant à la maison en permanence. Il fait si chaud que les après-midi, je ne peux les laisser jouer dehors longtemps. Donc ils sont à l'intérieur, et ils font un bazar.... monstrueux. 


Et encore, là, il n'y avait que des playmobils. Parfois, c'est un mélange Lego - Voitures - Petshop - Playmobil - Sylvanian - Kapla. 

J'ai osé croire que je pourrais remédier à ce problème. Pinterest, c'est comme un gourou: ça vous fait croire que tout est possible, que la vérité, ignorée par tous, est là. Oui, d'après pinterest, il y avait une solution miraculeuse, et que j'étais en mesure d'accomplir: le sac-tapis de jeu!

***

Comme je suis du genre à me compliquer la vie très rapidement, j'ai voulu faire un plan de ville. Ils jouent généralement bien avec leur tapis de route. Mais je voulais faire sobre et graphique. La salle de jeux a des murs gris, et il y a de la déco grise, blanche, un peu de noir et du rouge. J'ai trouvé dans mon stock un tissu de chez Ikea, que je trouvais génial, mais dont je ne savais pas quoi faire. J'ai donc coupé un grand cercle du diamètre de la laize dans un vieux drap blanc, à l'ancienne, et le même cercle dans le tissu ikea.  

Le plus long a été de faire les routes. Pas les réaliser, mais les inventer. Je ne suis pas experte en plan de ville, ni en routes. Je voulais faire beaucoup, beaucoup plus de rues et de détails. Mais mon mari m'a dit que les enfants jouaient mieux sur une page blanche que dans un monde totalement construit. Alors j'ai fait des routes différentes avec un quartier résidentiel, un aéroport, un rond point. Très très important, le rond point. Ici, il n'y en a que 2... c'est mon devoir de mère française que de leur enseigner l'art du rond point français. Pour les routes, j'ai simplement coupé du tissu noir, posé à l'endroit souhaité, et fait un point zigzag aux bords. Large, le point zig zag, car vu la quantité à réaliser, je ne voulais pas perdre trop de fil. 



N'ayant pas envie de gâcher les parures de ce tissu extra, j'ai découpé les dessins qui étaient complets, ou presque, pour les coudre sur le tapis. Ainsi, il y a un parc avec un moulin dans ma ville. A San Francisco, le Golden Gate Park a deux beaux et grands moulins. 



Au moins, ils jouent avec le tapis. Parfait pour mettre toutes les maisons en Lego. Et le garage à voiture pas loin... Ils sont allés chercher la tour Eiffel pour la placer en ville. N'ayant pas d'Arc de Triomphe, ils l'ont construit en Lego. Moi qui voulait leur faire San Francisco (il y a une petite plage, avec crabes, comme à SF), eux l'ont transformé en Paris


Donc pour faire le tapis, j'ai fait mes deux cercles, en les cousant sur l'envers, puis en retournant (c'est long!). J'avais posé des œillets à deux opposés, et réalisé une coulisse, surpiqué le bord du tissu pour faire propre et net. Le mari est allé chercher de la corde au magasin de bricolage (la même à la mercerie est dix fois plus chère), et nous avons entrepris le long travail pour faire passer le cordon à l'intérieur. Le premier cordon était trop gros et ne passait pas les oeillets. Le deuxième cordon allait. Mais une fois tout fini, c'était très dur à coulisser pour refermer. Et d'ailleurs, ça ne fermait pas: l'ouverture baillait de 30 cm. Le tissu, trop épais, ne fonctionnait pas.

C'est le genre de moment où on est de très mauvaise humeur. Passer des heures et des heures pour un résultat si mauvais est rageant. Et je n'étais pas sûre de trouver une solution. Après un cogitage intensif, puisque le tissu gêne, j'ai décidé de m'en passer. J'ai acheté un ruban costaud (du type gros grain en synthétique, costaud, hein), j'ai décousu la piqûre et la surpiqûre aux endroits où je voulais passer les petits bouts de ruban. J'en ai posé tous les 15 à 20 cm, et mon ruban faisait 4 cm de longueur, environ. C'était encore plus long à faire... J'ai recousu, en piquant par dessus mes surpiqûres. Tout le long du cercle. Le cordon est ultra facile à enfiler, un seul tour suffit... gain de temps, de matière première... pourquoi ne pas y penser avant????


Et miracle des Dieux (pardon, de Pinterest), ça ferme.  Plus grand miracle: les enfants l'aiment beaucoup. Et SAVENT l'utiliser. La fréquence d'utilisation reste à déterminer, mais je peux vous dire qu'ils ont un grand intérêt à le faire, car vu le mal que je me suis donné à la faire, il va être utile, de gré ou de force.


Avantage de ce type de tapis, par rapport aux tapis de voiture habituels: il se range facilement, et se lave! Mon chien, alors bébé, avait pissé sur l'autre tapis et, dans l'impossibilité de le laver, il avait fallu le jeter (bonjour le gâchis pour la planète). Là, ils peuvent même le transporter dehors pour jouer dans l'herbe. 

Maintenant, ce que je regrette réellement, c'est de ne pas l'avoir réalisé plus tôt. Pour les voyages, c'est vraiment très pratique. En fait, je vous conseille vraiment de le faire. Sans faire mes erreurs, ce tapis sera très rapide à faire, et très utile!

A bientôt. Ou tard, en fait... Je ne me force plus beaucoup pour tenir un rythme de blogage régulier. J'ai des centaines de choses à montrer, mais écrire des posts me décourage d'avance. Alors je fais au grès du vent, sans stress. 

samedi 25 juin 2016

La joueuse

J'ai joué et j'ai perdu.

Ici, on trouve des patrons pochette Simplicity et autres pour 1 à 2 $ pendant les promos. Mais tout de même, j'aime acheter des patrons de petites créatrices pour soutenir la création.

Il y a des patrons français que je ne peux plus acheter, même en pdf, car le format d'impression est en A4, et ici le papier est "letter", soit plus large et moins haut. Il faut que j'achète du papier A4, quelque part. Mais ce patron, je l'avais acheté avant mon départ. J'adorais sa forme, la doublure qui dépasse, l'encolure. Et puis, pour 5€, le prix était très raisonnable.


Les explications sont plutôt bien, la tunique se fait assez tranquillement. 

Oui mais... 

Pas pour ma morphologie. Soit elle a été modélisée pour une personne étant un "V" comme dirait Christina qui relooke sur M6, soit je suis vraiment un A qui sort des standards. Je sais que j'ai un petit buste, des épaules pas trop larges, et que je suis petite. Néanmoins, je ne suis pas très éloignée de la moyenne des françaises, aussi n'y fais-je que très peu de cas lorsqu'il s'agit de m'habiller, ou de choisir un patron. 

Mais là, je ne peux pas porter cette tunique. 

Sur cette photo, elle n'est pas seyante, mais on ne voit pas trop le problème... 


Et en remontant les bretelles, on voit bien qu'elle est faite pour une poitrine plus haute, des épaules plus hautes et plus larges. La taille redevient visible, et les hanches sont joliment soulignées.



Et avec ce joli décolleté large devant et dans le dos, mais beaucoup trop large sur moi, ce qui se passe, c'est que les épaules tombent et je me retrouve bien dénudée au milieu du restaurant (sur cette photo, j'avais remonté la maudite épaule qui tombe tout le temps).


Bref, déçue. Taille S. J'ai même pas envie de retailler le patron. C'est pas pour ma morphologie, tant pis. Je suis un A, et ça ne peut pas passer partout.

J'ai aussi fait le patron Nadine de République du Chiffon. Et j'ai pesté après les explications très courtes. J'ai fini par achever la chemisette, sans véritable plaisir. Et puis il y a le patron Sybille, du magazine Maison Victor (de l'an dernier)... explications manquantes aussi, ou alors je ne sais plus lire depuis quelques temps... Et la robette est devenue une robette que je peux porter.

Je n'arrive pas à prendre un joli tissu et me lancer depuis quelques semaines. C'est même pas la peur de l'échec, c'est surtout gâcher un joli tissu qui me tracasse.

Alors je me concentre sur autre chose, et je regarde mes légumes pousser

Mes enfants ne veulent pas manger nos tomates... ils disent qu'elles ont un goût bizarre (oui, pas un goût de flotte), et qu'elles ont la peau dure, ou la pulpe trop pulpeuse (oui, pas mollassonne). 


Je vous annonce la naissance de mon premier melon, et de ma première aubergine. Oui, l'aubergine est blanche. Celles qui devraient être couleur lilas ne veulent pas sortir encore.


Puis nous sommes allés voir le fameux lac Tahoe, juste à côté de chez nous. Pour moi, Tahoe, c'était le nom donné à mes cookies préférés quand j'étais en France. En fait, c'est un lac grand comme le lac Léman, et c'est dans la montagne. Il y fait plus frais qu'ici, ce qui est un bon moyen de se rafraîchir lors des fortes températures. On va commencer à apprivoiser les alentours un peu plus grâce aux vacances, les enfants récupèrent un peu de leur année scolaire.

































A bientôt, avec j'espère, de meilleures cousettes.